Quartier chinois, quartier juif

Officiels chinois posant devant la Chinese National Association League en 1921, archives de l’archidiocèse de Québec. Tiré de la thèse De la mixité à l'exclusion: Témoignages du nouveau Saint-Roch à Québec.

  1. Les premiers Chinois Canadiens
  2. Qu’est-ce que le Kuomintang
  3. À propos de racisme
  4. L’immigration de l’Europe de l’Est
  5. La première émeute antisémite québécoise
  6. La campagne raciste d’achat chez nous
  7. Pour en savoir plus

Saint-Roch est un quartier d’immigration. Au 19e siècle, un million d’Européens passent par le port de Québec entre 1815 et 1860. Ces nouveaux arrivants imprègnent la ville de leur culture. Deux communautés se démarquent dans le quartier: les Chinois et les Juifs. Leur présence ne sera pas toujours bien accueillie par la faune locale.

Les premiers Chinois Canadiens

Prospecteurs d'or chinois sur la rivière Fraser,
en Colombie-Britannique, 1864, McCord Museum.

Les Chinois arrivant au Canada sont des chercheurs d’or. Ce sont des prospecteurs du sud-est de la Chine, de la région de Canton. En 1860, la nouvelle colonie continentale de la Colombie-Britannique compte jusqu'à 4000 Chinois.


Une série de famines les chassent de leur pays. Ils travaillent à la construction de la ligne transcontinentale du Canadien Pacifique en Colombie-Britannique. Ils sont plus de 17 000 à travailler sur les chemins de fer dans les années 1880. On leur confie les tâches les plus ingrates. Leurs conditions de travail sont inférieures à celles des occidentaux. Plus de 1500 d’entre eux y laissent leur vie. Une fois le chemin de fer complété, poussés par le racisme et la misère, ils se dirigent vers l’Est.

Portrait d'un chinois non identifié,
Montreal, 1895, McCord Museum.

Probablement attirés par le bas prix des loyers, plusieurs d’entre eux ouvrent une buanderie près de la Côte d'Abraham. On en dénombre une trentaine en 1902. Ce commerce a l’avantage de ne pas demander un gros investissement financier pour le démarrer.

Leurs longues nattes de cheveux, en signe d’allégeance à la dynastie Mandchoue, ne passent pas inaperçues.

Peu à peu, les buanderies déclinent. Les Chinois ouvrent alors des restaurants proposant des mets “chinois et canadiens”. Progressivement, la communauté chinoise de Québec atteint 465 membres en 1971. C’est 800, selon d’autres sources.

Il n’était pas rare qu’ils travaillent six ou sept jours par semaine et plus de 14 heures par jour. Leurs tarifs étaient très bas pour attirer une clientèle locale pas très fortunée elle non plus. De plus, ils logeaient souvent sur les lieux mêmes de leur travail. Pour éviter les dépenses inutiles, ils habitaient souvent plusieurs dans de minuscules appartements adjacents à leur lieu de travail.
Les origines de la communauté chinoise de Québec, Christian Samson, en ligne, consulté le 2 juin 2013.
Un Résumé Chronologique
de L'histoire des Chinois Canadiens
.

Malgré des règles d’immigration contraignantes, des centaines de Chinois s’installent à Saint-Roch. On les appelle des “célibataires mariés”, car une taxe d’entrée élevée les force à laisser leur femme en Chine. En 1921 on compte 1 femme chinoise pour 19 hommes.

En 1923, le Canada interdit complètement l’immigration via la Loi d’exclusion des Chinois. Ces règles discriminatoires seront supprimées en 1947. Des excuses officielles du gouvernement canadien seront prononcées en 2006.


Le grand-père de Jaime Kate Woo, co-propriétaire du Wok n roll. 32 sec.

Un petit chinatown prend forme entre les rues de la Couronne et du Pont. Il comprend
  • des restaurants,
  • des buanderies,
  • une chapelle catholique,
  • un centre culturel,
  • un bureau pour la section québécoise du parti nationaliste chinois, le Kuomintang.

Qu’est-ce que le Kuomintang

En 1910, la communauté de Québec est divisée entre partisans du Chi Kong Tong, partisans d’une monarchie constitutionnelle, et ceux du Kuomintang. Ces derniers comptent 120 membres actifs, près de la moitié de la population masculine chinoise de Québec.

Le Kuomintang est démocratique, anti impérial et socialiste à sa fondation en 1912. Basé à Canton en Chine, il s’allie à l’URSS et aux communistes chinois dans le combat contre les envahisseurs japonais. Le général Tchang Kaï-chek impose un virage autoritaire en 1928 alors qu’il prend le pouvoir. Le Kuomintang devient un parti unique, mêlant le confucianisme et le fascisme. Son règne prend fin en 1949, lorsque Mao Tsé-toung proclame la République populaire de Chine et instaure un régime communiste autoritaire.

2005, Freedman, tiré de la thèse De la mixité à
l'exclusion: Témoignages du nouveau Saint-Roch
à Québec.

L’édifice du Kuomintang, au 617 rue Saint-Vallier Est, héberge plus tard le siège de l’Association des Chinois de Québec. En 1955, on y retrouve un restaurant, le Canton Shop Suey House, au rez-de-chaussée et le Centre communautaire chinois à l'étage.

La communauté chinoise est bien intégrée à la population québécoise, en partie par sa conversion religieuse au catholicisme. Elle cherche tout de même à préserver son identité, par exemple, en organisant des activités (jeu de mah-jong) et des fêtes (Nouvel An) typiques de son pays d’origine.


Les coutumes traditionnelles de Jaime Kate Woo, co-propriétaire du Wok n roll. 37 sec.

En Chine, tant en campagne qu’à la ville, les associations bénévoles étaient courantes. Les immigrants chinois arrivèrent donc au Canada avec cette notion communautariste. Les associations se voulaient des lieux d’entraides, particulièrement dans le domaine économique. Les membres les plus fortunés accordaient des prêts aux moins bien nantis à des taux d’intérêt très avantageux. Ces regroupements servaient aussi à exprimer une certaine spiritualité. Elles aidaient à l’érection et à l’entretien de lieux de cultes pour les ancêtres communs de la lignée. On s’y occupait aussi du retour des restes des cadavres des Chinois en Chine.
Les origines de la communauté chinoise de Québec, Christian Samson, en ligne, consulté le 2 juin 2013.

À propos de racisme

En 1907, une “Ligue Anti-Péril Jaune” ouvertement raciste, est fondée à Vancouver. Elle s’étend rapidement à travers le Canada et les États-Unis. La ville de Québec n’est pas épargnée. La Ligue se plaint de la concurrence jugée déloyale des Chinois envers les commerçants occidentaux. Même les syndicats internationaux rejoignent la Ligue dans certaines critiques. Des pétitions sont envoyées aux instances municipales et les journaux relaient les messages racistes.

De nombreux articles parus dans « Le Soleil » ou « L’Événement » en 1910 témoignaient par exemple de la mauvaise réputation des buanderies chinoises : elles étaient qualifiées de lieux aux règles hygiéniques douteuses, les buandiers tuberculeux ayant l’habitude, selon les échotiers, de cracher sur le linge.
De la mixité à l’exclusion, Témoignages du nouveau Saint-Roch à Québec, Martine Freedman, p.146.
Photo datant de 1950.


Le racisme vécu par la famille de Jaime Kate Woo, co-propriétaire du Wok n roll. 19 sec.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la population chinoise quitte peu à peu Saint-Roch pour la banlieue. Ceux qui restent sont expropriés au début des années 70 lors de la construction de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Le Soleil, 31 mai 1988.

Lorsqu'ils ont détruit nos maisons pour faire place aux viaducs, les familles se sont dispersées. Il y en avait tellement qui se sont installés à Charlesbourg qu'on a commencé à appeler la 41e et la 42e avenue les "rues des Chinois".
Napoléon Woo, Les Anglos, la face cachée de Québec, p.69, tiré de lechinois.ca.
De cette agglomération chinoise, dont la petitesse justifie difficilement l’emploi du terme chinatown, il reste l’ancien bureau du Kuomintang en ruine et le restaurant Wok n Roll.


L'évolution du menu du restaurant Wok n roll par Jaime Kate Woo, co-propriétaire du Wok n roll. 28 sec.

Fête de la victoire des Alliés sur le Japon,
Québec, 1945, Association de Bienfaisance Chinoise de Québec.

L’immigration de l’Europe de l’Est

Les Français leur refusant l’entrée dans la colonie, les Juifs deviennent présents au Québec à partir de l’instauration du régime anglais. Ce n’est toutefois qu’en 1831 qu’une loi accorde aux juifs, comme aux autres confessions religieuses, le droit d’exercer librement leur culte.

Les premières synagogues sont situées en haute-ville.
  • En 1897, la communauté se déplace vers Saint-Roch sur la rue Grant (désormais Monseigneur-Gauvreau).
  • En 1907 elle occupe un édifice de la rue Sainte-Marguerite. Elle sert de synagogue et d’école jusqu’en 1944. C’est l’Hebrew Hall.
  • Une deuxième synagogue est ouverte sur la rue des Fossés (boulevard Charest) entre 1910 à 1927.

En 1901, la paroisse de Saint-Roch compte les ¾ de la population juive de Québec.

L’expansion du Canada dans ses vastes territoires de l’Ouest au tournant du 20e siècle réclame toujours plus d’immigrants. La région vit un véritable boom économique.

De nouveaux arrivants juifs venus de la Russie à Québec.
William James Topley, 1911, BAnQ.

La Grande-Bretagne fournit toujours le plus gros contingent d’immigrants. Mais les pogroms et les politiques antisémites chassent beaucoup de juifs d’Europe de l’Est. Un nouvel arrivant sur 5 vient de cette partie du monde. Les autres viennent d’Europe occidentale, de Grèce, d’Italie et du Moyen-Orient.

Les nouveaux arrivants juifs sont des urbains. Ils s’installent à Saint-Roch où ils œuvrent dans le commerce du vêtement.

En 1940, "La présence juive était notable dans la rue Saint-Joseph, car on y retrouvait 44 commerces tenus par des personnes d'origine juive et issues de l'Europe de l'Est (65% du total)."Les Juifs de Québec, p. 92-93

Les nouveaux arrivants sont accueillis avec méfiance. La discrimination dont ils sont victimes depuis longtemps conduit les travailleurs juifs à être très créatifs dans l’invention de nouveaux outils d’émancipation. Les Juifs montréalais se démarquent dans le développement d’une nouvelle organisation syndicale: l’Industrial Workers of the World (IWW). Elle vise
  • l'unité des travailleurs au sein d'un seul grand syndicat (One Big Union),
  • l'abolition du salariat.

Un syndicat du vêtement répondant à ces principes est fondé en 1906 pour disparaitre en 1912. Par la suite, d’autres organisations mèneront la lutte. L’United Garment Workers est de ceux-là.

Le 7 juin 1912, 5000 travailleurs du vêtement pour hommes déclenchent la première grève générale dans cette industrie. Plus de 90% d’entre eux sont Juifs. (...) Fait à noter, l’ennemi de classe en question est également d’origine juive. Les uptowners (nom donné à la bourgeoisie juive montréalaise anglophone) se heurtent au prolétariat yiddishophone du centre-ville. L’amélioration des conditions de travail est au cœur du conflit. Les ouvriers et ouvrières travaillent 60 heures par semaine dans des ateliers insalubres où on les considère comme du bétail.
L’histoire de l’anarchisme au Québec, Mathieu Houle-Courcelles, p. 109-110.

La première émeute antisémite québécoise

En 1910, le notaire et journaliste J.-Édouard Plamondon livre à Saint-Roch un discours antisémite. Le Juif y est présenté comme l’ennemi de la foi catholique et de tous les chrétiens. On accuse les juifs d’innombrables atrocités, dont des rituels meurtriers et des incendies criminels. L’évènement a lieu à l'école du Sacré-Coeur. Il est organisé par l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française. Après la conférence, des individus s’en prennent physiquement à quelques commerces juifs de la rue Saint-Joseph.

Le texte du discours est publié sous forme de pamphlet. Il est distribué à travers la ville de Québec. Il s’agit de la première émeute antisémite connue au Québec.

En 1891, le Québec compte 2703 Juifs. En 1931, la population juive québécoise atteint 60 087. En 1931, 96,5 % des Juifs québécois résident à Montréal."
Interlude of hostility: Judeo-Christian relations in Quebec in the interwar period 1919-39, tiré de Les chemises bleues, Hugues Théorêt, p.64.


Dans les années 1940, les Juifs ont une quarantaine de commerces sur la rue Saint-Joseph. Le plus fameux sera le magasin Pollack, ouvert en 1950.

Pollack est une force de la nature. Il débarque à Québec à 17 ans sans un sou en poche et sans connaissance du français ni de l’anglais. Il commence en vendant des pièces de vêtements de porte à porte.

La campagne raciste d’achat chez nous

Lors de la crise des années 1930, une vague d’antisémitisme déferle sur le Québec. Le prolétariat juif partageant les conditions de travail misérables des Canadiens-français, le patronat utilise les conflits religieux et ethniques à son avantage. Dans les ateliers de confection montréalais, les ouvriers et ouvrières juifs rivalisent avec les canadiens-français non qualifiés arrivant des régions rurales.

Comme le fait remarquer Gary Caldwell: “Ni les Juifs ni les Canadiens français n’avaient les contacts ou les capitaux qui leur auraient permis de s’introduire dans les monopoles du commerce ou de l’industrie. Ils devaient donc se disputer ce qui restait du marché.”
Les chemises bleues, Hugues Théorêt, p.65.

En 1929, le gouvernement libéral souhaite créer un nouveau réseau de commissions scolaires pour les Juifs, parallèle au système catholique et protestant. Les antisémites, le journaliste fasciste Adrien Arcand en tête, combattent farouchement la proposition dans plusieurs quotidiens.

Nous avons perdu notre commerce de gros et de détail et une foule de nos industries. Aux mains de qui? Des Juifs. Ce ne sont pas les Anglais qui ont envahi nos rues: Saint-Laurent, Ontario, Sainte-Catherine Est, Saint-Hubert, Christophe-Colomb, Mont-Royal, la rue Saint-Joseph de Québec, les rues commerciales de nos petites villes. Ce sont les Juifs."
Le Patriote, 20 décembre 1934, tiré de Les chemises bleues, Hugues Théorêt, p. 134.

À travers ce climat hostile, l’Église catholique met en place une campagne de boycott des commerces juifs en lançant l’appel : “d’achat chez nous”. Pollack et son magasin sont ciblés. L’archevêché et 90 curés de la région de Québec le dénoncent en chaire. “L’argent utilisé chez le juif, disent-ils, sera utilisé par les communistes contre l’Église”. Pour se protéger, Pollack enlève son nom sur ses camions de livraison et sur ses sacs d’épicerie.

Archives du Congrès juif canadien, tiré de Les chemises bleues,
Hugues Théorêt, p.67.

Il existe au moins deux tendances chez les fascistes du Québec des années 30. La tendance hitlérienne, avec Adrien Arcand, et la mussolinienne, avec Paul Bouchard. La ville de Québec est le terrain des jeunes “Faisceaux républicains” de Bouchard.

Comment s’étonner alors que, de 1935 à 1946, l’abbé fasciste Pierre Gravel soit vicaire à Saint-Roch? Gravel s’inspire de la doctrine sociale de l'Église et de la droite intellectuelle française. Ses modèles sont les dictateurs Salazar, Franco et Pétain. Il est un organisateur syndical, un conférencier nationaliste et un virulent antisémite. Il condamne l'influence oppressante de la “franc-maçonnerie juive”. Il s’exprime régulièrement dans la presse, mais il est surtout connu pour ses talents d’orateur.

Le 4 avril 1938, l’abbé Gravel tient une conférence à Saint-Roch.

Comparant le Québec de 1938 au Portugal d'avant Salazar, l'abbé Gravel énumère les accomplissements du Doutor et affirme que son exemple est à suivre. Au passage, il écorche le président français Léon Blum et félicite Benito Mussolini de même qu'Adolf Hitler. (...) « Il faut une révolution. Ça ne sert à rien de dire que ça n'arrivera pas chez nous comme c'est arrivé ailleurs. Et cette révolution tendra soit vers la gauche, soit vers la droite. Moi, je suis pour une révolution nationaliste. Il faut que les nôtres s'unissent et reprennent le sol qui nous appartient et empêchent solidement les étrangers de nous nuire.”
L’abbé Pierre Gravel: comment concilier le syndicalisme avec le nationalisme d’extrême droite (1924-1949), Alexandre Dumas, p.30.

Son opposition à la conscription lui vaudra une rare sanction de l’Église: son droit de prêcher en chaire est suspendu. Profitant de la complicité d’un curé, il continuera ses discours dans la crypte de l'église et ailleurs. Malgré la surveillance de la police montée, il sera le seul du clergé à continuer de parler librement pendant toute la guerre sans être arrêté.

Après la Deuxième Guerre mondiale, l’abbé Gravel offre son aide aux collaborateurs fuyant la France. Il pourra compter sur ses amis le prêtre et historien Lionel Groulx, l’historien Robert Rumilly et le rédacteur du journal séparatiste La Nation, Paul Bouchard. Il est également très proche du premier ministre Maurice Duplessis. En 1946, Gravel est promu curé de Boischatel.

Le Miroir, 3 juillet 1932, tiré de
Les chemises bleues, Hugues Théorêt, p.48.

De 1870 à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les journaux d’Arcand, l’Action catholique et Le Devoir diffusent régulièrement de la propagande antisémite.

Les 6 millions de Juifs exterminés dans les chambres à gaz d’Hitler finiront par amener une large prise de conscience, après 1945. L’antisémitisme cesse d’être banalisé. Ce n’est toutefois qu’après le concile Vatican II, dans les années 60, que les catholiques cessent de considérer les Juifs comme responsables de la mort du Christ.

À son apogée, la communauté juive de Québec compte 750 à 1000 personnes. Rejetés des réseaux d’écoles catholiques francophones, les juifs intègrent plutôt les écoles anglophones. C’est une des raisons qui expliquent le départ d’une grande partie de la communauté à l’extérieur de Québec.

Finalement le réaménagement urbain aura plus de succès réel que toutes les campagnes racistes. L’Hebrew Hall et chinatown seront rasés lors de la construction de l’autoroute Dufferin-Montmorency.


Le nouveau Saint-Roch par Jaime Kate Woo, co-propriétaire du Wok n roll. 25 sec.

Pour en savoir plus

3 commentaires :

  1. Félicitation pour le site, c'est génial.

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  2. La maison du constructeur de navires John Munn (1788-1859) située à l'angle des rues Monseigneur-Gauvreau [autrefois Grant] et de la Reine fut occupée par une synagogue de 1897 à 1907. En 1902, le président de la synagogue sise au 164 rue Grant était Louis Klineberg de Roumanie; le vice président, Jacob Kaufman de Roumanie; le trésorier, Abraham Fish d'Autriche; le marchand, Jacob Lax (Laxgabé?)d'Autriche; et le gardien, Jacob Cohen d'Autriche. Sources : Indicateur de Québec 1896-1908; Recensement du Canada de 1901 ; Registre de l'état civil 1902 (BANQ).

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